Ce mème Mercredi, dans une interview accordée à Rue89, le président du MoDem fustigeait "l'américanisation du pouvoir" de Nicolas Sarkozy. Une tendance qui va à l'encontre d'une conception moderne de la politique que le député des Pyrénées-Atlantiques dit vouloir incarner. Selon lui, "jamais on n'a assisté à une telle concentration, une telle personnalisation du pouvoir":
Et concernant cette mise en place du comité, alors qu'en futur vice-président du comité de réflexion, Jack Lang a déclaré mardi à Rue89 vouloir "supprimer le poste de Premier ministre", François Bayrou se prononce dans un sens inverse." Il faut qu'il y ait un coordinateur de l'action gouvernementale capable d'exister comme l'homme qui à la fois organise le travail et en même temps est capable de porter une autonomie en face du président de la République", déclare François Bayrou.
Ni la question de l'abrogation de l'article 49-3 de la Constitution, ni celle de la suppression du droit de nomination du chef de l'Etat ne semblent prioritaires à ses yeux. François Bayrou réclame avant tout "un Parlement autonome", qui ne pourrait exister qu'à travers "une loi électorale juste, c'est-à-dire (l'introduction) une part significative de proportionnelle".En attendant de connaître le contenu de la réforme qui déterminera son vote, le député du MoDem reste perplexe sur l'instauration d'un tel comité parce que "c'est la dixième fois qu'on fait ça" et que "ce ne sont jamais les commissions qui prennent les décisions politiques":